Le Suicide

Le Suicide
Certaines personnes pourraient se demander pourquoi un blog sur le suicide. Ce n'est certainement pas pour faire la morale à qui que ce soit. Seulement, souvent bien des personnes veulent essayer d'aider un ami ou un proche qui a des tendances suicidaires et ne savent pas vers où se tourner.

# Gepost op zondag 15 mei 2005, 11u25

Les statistiques

Le suicide est la deuxième cause de décès des adolescents. En 1995, il représente 11 % des décès de 15 à 19 ans et 17 % pour les 20-24 ans. Cette proportion est beaucoup plus importante que la part des suicides dans la mortalité de l'ensemble de la population tous âges confondus (2 %). Le taux de mortalité par suicide est pour les 15-24 ans de 10/100 000. Il est plus élevé chez les garçons (15,2) que chez les filles (4,6) et augmente avec l'âge.

Chez les adultes de plus de 25 ans ce taux atteint 40/100000, le suicide devient la première cause de mortalité des 25-34 ans

Entre 1980 et 1995, le taux de suicide des adolescents est resté relativement stable, aux environs de 10/100 000, avec une tendance décroissante, en dehors de 1993.

Les modes de suicide utilisés par les adolescents sont souvent violents : la pendaison et l'usage d'armes à feu sont les plus fréquents (36 % et 31 %). Ces proportions sont plus représentatives des passages à l'acte des garçons, les filles utilisent la pendaison, les empoisonnements (27 % et 26 %) et les armes à feu dans 15 % des cas.

Le rapport tentative de suicide sur suicide chez les adolescents serait de 22 pour les garçons et de 160 pour les filles. La surmortalité masculine peut, en partie, s'expliquer par l'utilisation de moyens plus violents.

Une étude des certificats de décès permet d'évoquer l'existence de symptômes précédant le suicide. Dans un tiers des cas on retrouve un état pathologique (contre la moitié pour les autres âges). Il s'agit dans 70 % des cas d'états dépressifs, dans 15 % de psychoses, pour 9 % d'autres troubles mentaux et pour 2 % d'alcoolisme. Bien que ces informations soient parcellaires, elles nous montrent que la dépression ne doit pas être négligée.

Le suicide est la deuxième cause de décès des adolescents. Les taux de mortalité sont stables depuis plusieurs années, autour de 10/100 000. Il existe une prédominance masculine et les moyens utilisés sont souvent violents. Dans un tiers des cas des difficultés psychologiques préexistaient.



Les tentatives de suicide



Les données concernant les tentatives de suicide ne sont pas aisément accessibles, ni complètes. En effet, une enquête en population générale montrait que 59 % des jeunes ayant fait une tentative de suicide n'en avaient parlé à personne.

Dans cette même population, 3,7 % des 15-19 ans ont fait une tentative de suicide. Il existe une prépondérance féminine (5,6 % et 2,1 % chez les garçons). Dans 70 % des cas il s'agissait de la première tentative de suicide, dans 20 % de cas de la deuxième et dans 10 % de plus.

La récidive est plus fréquente chez les garçons. Parmi les adolescents scolarisés de 11 à 19 ans, 7 % disent avoir fait une tentative de suicide et parmi les jeunes en insertion, le taux est de 15 %. Dans la population évaluée dans l'enquête PJJ, 12 % des garçons et 49 % des filles ont fait une tentative de suicide, et respectivement 3 % et 24 % en ont fait plusieurs.

Certains facteurs sont retrouvés de manière plus fréquente parmi ces adolescents, permettant ainsi de supposer l'existence d'un groupe à risque. Parmi les suicidants, il y a plus de jeunes au chômage, ils sont plus fréquemment issus de familles monoparentales ou recomposées, ils sont plus nombreux à avoir redoublé une classe, ils ont plus souvent des conduites addictives (alcool, tabac, cannabis, conduite à risque) et ils sont plus nombreux à avoir subi des violences.

Les réponses apportées à ces passages à l'acte sont peu nombreuses. Plus de la moitié des tentatives de suicides passeront, selon les adolescents, inaperçues. Dans 20 à 30 %, le geste suicidaire conduira à une hospitalisation. Chez les jeunes de l'enquête PJJ, le taux d'hospitalisation après une tentative de suicide est de 50 %.

4 à 15 % des adolescents ont fait une tentative de suicide. Pour la moitié d'entre eux, elle passera inaperçue. Seulement un tiers des adolescents suicidants sera hospitalisé.



Les idées suicidaires



Les idées suicidaires, dont la gravité dépend autant de la chronicité que de l'intentionnalité ont été moins étudiées que les comportements suicidaires. Les obstacles méthodologiques sont nombreux puisque ces pensées ne sont pas toujours divulguées par les adolescents et il n'existe donc pas de mode de recrutement spécifique.

Dans la population contactée pour le Baromètre Santé, 10 % ont pensé au suicide dans l'année (7,5 % des garçons et 13,7 % des filles). Parmi les adolescents scolarisés, cette proportion est de 23 % chez les garçons et 35 % chez les filles. Cette différence ne peut s'expliquer uniquement par la différence d'âge des deux populations (15-19 ans et 11-19 ans), mais aussi par la méthodologie utilisée. Dans l'enquête du Baromètre, les réponses possibles étaient oui/non et le questionnaire était posé par téléphone. L'étude des adolescents scolarisés passait par un auto-questionnaire et les réponses possibles étaient plus nuancées (jamais, rarement, assez souvent, très souvent). Pour les adolescents de la PJJ, 18 % des garçons et 53 % des filles ont des idées suicidaires.

1,3 % des adolescents, soit 12 % de ceux ayant eu des idées suicidaires ont fait un projet précis de suicide. Parmi les adolescents ayant fait une tentative de suicide, 57,6 % avaient pensé au suicide dans l'année. Le rapport idées de suicides/tentative de suicide se situe autour de 4. Avec l'augmentation de l'âge, ce rapport augmente chez les garçons et diminue chez les filles.

Les adolescents ayant eu des idées suicidaires ont aussi plus de conduites addictives, plus d'expérience de violence (agi ou subi), plus d'accidents et de prise de risque.

La qualité de la communication à l'intérieur de la famille est aussi reliée à l'existence d'idées suicidaires. Ainsi les jeunes qui perçoivent une bonne cohérence familiale, qui ont le sentiment d'être objet de l'estime de leurs parents, et qui arrivent à parler avec un membre de leur famille ou même un professeur ont moins d'idées suicidaires. Cause ou conséquence de l'état psychologique de l'adolescent, ces constatations peuvent représenter des points importants dans le dépistage et la prévention des idées suicidaires.

10 à 25 % des jeunes ont des idées suicidaires et la moitié des adolescents suicidants ont eu des idées suicidaires dans l'année précédant leur passage à l'acte.

# Gepost op zondag 15 mei 2005, 11u31

Numéro utiles...

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Suicide Écoute:01 45 39 40 00
SOS Suicide Phénix:01 40 44 46 45



SOS Suicide Phénix
Différentes antennes sur la France.
Accueil et écoute des personnes suicidaires.
36, rue de Gergovie
75014 Paris
Ligne d'écoute nationale : 01 40 44 46 45
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Siège social
Fédération SOS Suicide Phénix
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SUICIDE ECOUTE
Écoute téléphonique 24 heures sur 24, faite par des bénévoles formés.
16, rue du Moulin Vert
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Ligne d'écoute nationale : 01 45 39 40 00
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# Gepost op zondag 15 mei 2005, 11u38

Témoignages 1

Témoignages 1
L'hymne à l'espoir


Le mal est trop lourd
Tu n'arrives plus à avancer
Tu as les yeux pleins d'eau
Les épaules courbées


Tu t'es rendu sourd
Oubliant même d'exister
Tu vois plus les jours
Tu n'oses mêmes plus rêver


Le temps est trop court
Le vide, lui, trop grand
Tu voudrais en finir
Mais ton coeur te retient en dedans


Coeur chante
Coeur chante
Quand la vie devient glacée
Quand l'amour s'effondre
Quand les hommes se rendent


Coeur chante
Coeur chante
Chante pour tous les mal-aimés
Bien malgré le monde
Et les bombes qui tombent
Allez


Le monde est trop fou
Tu sais plus à qui parler
Tu refoules les coups
Jusqu'à t'isoler


Ton âme est à genoux
Tes idées toutes épuisées
Tu courtises la mort
Pour ne plus pleurer


L'espoir est trop flou
Le silence troublant
T'aimerais pouvoir t'enfuir
Mais ton coeur te freine en dedans


Coeur chante
Coeur chante
Quand la vie devient glacée
Quand l'amour s'effondre
Quand les hommes se rendent


Coeur chante
Coeur chante
Chante pour tous les mal-aimés
Bien malgré le monde
Et les bombes qui tombent
Allez

Après les larmes et la tristesse
Après l'orage et la détresse
Un soleil se lève toujours


Aussi profond que soit l'enfer
Aussi présent que soit l'hiver
Un printemps renaît toujours, toujours

# Gepost op zondag 15 mei 2005, 11u49

Témoignage de Benoît pour son grand frère Philippe

Témoignage de Benoît pour son grand frère Philippe
La vie peut être tellement belle, mais parfois si triste et affreuse! Tout allait super bien, j'avais fini de travailler et j'étais parti me faire couper les cheveux. Normalement j'arrivais à la maison vers 2h15 pm mais ce jour là, je suis arriver vers les 3h30 pm.

Ma voiture stationnée, le sac à lunch à la main, en sortant de ma voiture, je vois mon frère Christian marcher vers moi lentement et calmement. Sans vraiment remarquer son air triste et désespéré, il dit : "Benoit, il s'est passé quelque chose de grave avec Philippe." Tout de suite, j'ai su ce qu'il s'était passé, car la veille vers minuit la copine de mon frère défunt m'avait appelé pour me dire que Phil était parti et qu'elle s'inquiétait. Comme à l'habitude je lui disais de ne pas s'inquiéter car il se disputait toujours, ensuite il partait vivre chez l'un de ses amis et revenait après quelques jours. La journée fut pourtant parfaite jusqu'à cet instant.

Tout d'un coup, ma vie venait de basculer de tout bord tout coté, tellement que j'ai perdu la carte pendant plusieurs mois. C'est comme si j'avais tout perdu, ma force morale, la confiance en moi-même, etc. Pourtant lorsque mon frère m’a annoncé la triste nouvelle j'ai tout de suite pleuré mais j'ai ne voulais pas de caresse de personne, pourtant je suis un gars ben ouvert et j'ai pas peur de pleurer ou dire ce que je pense quand je suis triste. Après une dizaine de minute je me suis remonter le moral par moi-même et je suis allé prendre une douche. Dans la douche je me suis dit : " OK le frère tu as voulu ça, et bien je vais pas pleurer je vais être ok pour toi ! C’est correct tout ira bien et tu es surment mieux là-haut qu'ici sur terre!".

Après de longs moments à m’habiller et m'arranger j'ai sorti et j'ai été avec mon Christian au Saphir un bar pour jouer au pool à Gatineau pour me changer les idées! Cette journée fut horrible.

Mon frère Philippe s'est suicidé le 27 mai 2001.

À sa mémoire, j'ai écrit une chanson et je l'ai chanté aux funérailles, l'église était tellement pleine qu'il y avait du monde debout de l'arrière jusqu'au milieu de l'église dans les allées. J'ai chanté sa chanson avec une force terrible on dirait que mon frère était en moi.

Ce qui m’a fais le plus mal c’est que lorsque je l’avais rencontré une semaine avant, il m’avait dit : « La seul chose pourquoi je ne ferai pas ça c’est à cause d’elle » en pointant sa fille Sabrina, âgée de 1 ans et quelque mois à ce temps.

En pensant à ça tout le temps, j’ai passé plus de 11 mois à ne rien dire, je ne faisais que penser, pleurer et aller le voir à sa pierre tombale.

Je ne souhaiterai JAMAIS cela à personne!

Mon frère avait déjà planifié un suicide avec l’un de ses amis, mais ils ont laissé tomber cette idée, pas mon frère. Il n’a jamais dit ce qu’il ressentait, il ne disait jamais son opinion. Je crois que son suicide était simplement un coup de tête.

Après une année et demi, j’ai retrouvé le sourire, la force de continuer et je me sens plus fort moralement qu’avant. J’ai retrouvé mon estime de moi et tout va vraiment très bien! Je sais qu’il est là près de moi et qu’il me protège.

À tous ceux qui liront mon témoignage et qui penseront ce suicider, pensez à deux choses avant de passer à l’acte :

1 - Si Dieu vous a créé c’est que vous êtes important et que vous êtes assez fort pour passer au travers de ce que vous vivez.
2 - Pensez au mal que mon frère m’a causé et causé à tout le reste de ma famille, pourquoi causer ce mal à la votre ?


Philippe je m’ennuie de toi et je t’aime
Ton petit frère Benoit

# Gepost op zondag 15 mei 2005, 11u54